— L’Éternel est-il réellement au milieu de nous ? —


L'Éternel est-il réellement au milieu de nous ?

Introduction :

Paul à Athènes, au milieu de l'Aréopage, déclare :

«26 À partir d'un seul homme, Dieu a créé tous les peuples pour qu'ils habitent toute la surface de la terre ; il a fixé des périodes déterminées et établi les limites de leurs domaines.

27 Par tout cela, Dieu invitait les hommes à le chercher, et à le trouver, peut-être, comme à tâtons, lui qui n'est pas loin de chacun de nous. » (Actes 17 : 26-27 Semeur)

Dieu n'est pas loin de chacun de nous et pourtant, de nombreuses fois même les croyants se sont posé la question de la proximité de Dieu dans leur vie ou dans une situation particulière.

Peut-être n'ont-ils pas posé la question : « Dieu est-il au milieu de nous ? » de façon aussi claire, mais les interrogations, les attitudes ou les remarques ont pu susciter un questionnement très avoisinant.

La Bible nous montre que l'on peut être parfois au centre de la volonté de Dieu dans notre vie comme les disciples dans la barque (« Ce jour-là, quand le soir fut venu, Jésus dit à ses disciples : - Passons de l'autre côté du lac. » Marc 4 : 35 Semeur), et pourtant, sentir à certains moments que Dieu semble si distant, si indifférent à notre situation (« Lui, à l'arrière, dormait, la tête sur un coussin. Les disciples le réveillèrent et lui crièrent : - Maître, nous sommes perdus, et tu ne t'en soucies pas ? » Marc 4 : 38 Semeur).

Dans un tout autre contexte, mais avec une expérience un peu analogue nous voyons le peuple d'Israël après sa sortie du pays d'Égypte poser clairement la question de la présence de Dieu au milieu de lui :

« 1 Toute l'assemblée des Israélites s'éloigna étape par étape du désert de Sin selon les directives de l'Éternel. Ils campèrent à Rephidim où ils ne trouvèrent pas d'eau à boire.

2 Alors le peuple prit Moïse à partie en lui disant : - Donne-nous de l'eau à boire ! Moïse leur répondit : - Pourquoi me prenez-vous à partie ? Pourquoi voulez-vous forcer la main à l'Éternel ?
3 Pressé par la soif, le peuple se plaignit de Moïse et dit : - Pourquoi nous as-tu fait quitter l'Égypte ? Est-ce pour nous faire mourir de soif ici, nous, nos enfants et nos troupeaux ?
4 Moïse cria à l'Eternel en disant : - Que puis-je faire pour ce peuple ? Ils sont sur le point de me tuer à coups de pierres !
5 L'Éternel dit à Moïse : - Passe devant le peuple et emmène avec toi quelques responsables d'Israël. Prends à la main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil et va !
6 Quant à moi, je vais me tenir là devant toi sur un rocher du mont Horeb ; tu frapperas le rocher, de l'eau en jaillira et le peuple pourra boire. Moïse fit ainsi en présence des responsables d'Israël.
7 Il appela ce lieu Massa et Meriba (Épreuve et Querelle), parce que les Israélites l'avaient pris à partie et parce qu'ils avaient voulu forcer la main à l'Éternel en disant : "L'Éternel est-il oui ou non au milieu de nous ? " » (Exode 17 : 1-7 Semeur)

Ils étaient eux aussi au centre de la volonté de Dieu (v.1 « selon les directives de l'Éternel ») et pourtant, au moment de la difficulté, ils ont douté de la proximité de l'Éternel.

Comme nous le voyons dans ce récit, le doute peut avoir de graves conséquences puisqu'il peut nous inciter à « tenter l'Éternel » ce qui revient pratiquement à mettre Dieu à l'épreuve, à lui « forcer la main » d'une certaine manière.

Nous allons voir plusieurs situations dans la Bible où la question de la présence ou de l'absence de Dieu peut sembler à première vue très pertinente et pourtant en total décalage avec le plan de Dieu.

Nous n'évoquerons pas toutes les situations où à cause de la désobéissance, à cause du péché, à cause de la rébellion Dieu s'est volontairement éloigné de l'homme et a mis intentionnellement une distance comme nous le voyons dans le jardin d'Éden (« Après avoir chassé l'homme, il posta des chérubins à l'est du jardin d'Éden, avec une épée flamboyante tournoyant en tout sens pour barrer l'accès de l'arbre de la vie. » Genèse 3 : 24 Semeur) ou encore avec son Fils sur la croix portant la peine de notre péché (« Vers trois heures, Jésus cria d'une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? Ce qui veut dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Matthieu 27 : 46 Semeur).

Nous traitons ici de quelques situations où rien ne semble faire obstacle à la manifestation de la présence de Dieu, ou même, osons-le dire, il nous paraît normal qu'il intervienne et où pourtant nous le sentons si loin.

Nous devons garder toujours à l'esprit que Dieu n'est pas loin de chacun de nous.

1) Dieu veut nous faire grandir dans la foi :

Une méconnaissance des lois spirituelles cause beaucoup de dégâts chez les croyants notamment en ce qui concerne le domaine de la foi et de la croissance dans la foi.

« Oui, mon peuple périt faute de connaissance parce que vous, les prêtres, vous avez rejeté la connaissance. » (Osée 4 : 6 Semeur)

Que nous soyons comme des « bébés spirituels » au début de notre conversion c'est tout à fait normal, mais ce stade ne doit être qu'une étape.

Or, un bébé dans les premiers temps de sa vie reçoit une attention toute particulière de ses parents.

Ils l'entourent, lui parlent, le portent, pourvoient à tous ses besoins. Mais au bout de quelques mois, ces mêmes parents, toujours porteurs du même amour et de la même attention pour leur enfant, vont petit à petit l'encourager à apprendre à manger tout seul, à marcher de mieux en mieux et à devenir de plus en plus autonome.

Notre Père céleste agit ainsi pour chacun de nous. S'il est normal pour Lui de nous porter dans les premiers mois de notre conversion ou dans certains moments de notre vie, il veut que nous puissions grandir dans la foi et devenir des adultes spirituels.

Et comment Dieu va-t-il s'y prendre ? Il va petit à petit « lâcher notre main » pour que nous puissions devenir de plus en plus autonomes par la foi. C'est exactement la situation des disciples dans la barque et du peuple d'Israël à Massa et Meriba.

Les Israélites avaient l'habitude d'être « portés » par Dieu depuis leur sortie d'Égypte. Ils ont vu tous les miracles et les prodiges de Dieu. Ils ont été entourés par les bras du Tout-Puissant jusqu'aux repas miraculeux de la manne et des cailles.

Mais maintenant, il est temps pour eux de grandir et de viser le stade de la foi un peu plus élevé qui fait dire à l'enfant de Dieu : « L'Eternel a donné, l'Éternel a repris : que l'Éternel soit loué ! » (Job 1 : 21 Semeur).

Et lorsqu'ils l'auront atteint, ils pourront encore grandir pour atteindre le niveau supérieur (« Jusqu'à présent j'avais seulement entendu parler de toi. Mais maintenant, mes yeux t'ont vu. » (Job 42 : 5 Semeur).

Et Dieu permet des épreuves pour que notre foi s'affermisse afin que nous devenions des adultes vigoureux :

« 2 Mes frères, quand vous passez par toutes sortes d'épreuves, considérez-vous comme heureux.

3 Car vous le savez : la mise à l'épreuve de votre foi produit l'endurance.
4 Mais il faut que votre endurance aille jusqu'au bout de ce qu'elle peut faire pour que vous parveniez à l'état d'adultes et soyez pleins de force, des hommes auxquels il ne manque rien. » (Jacques 1 : 2-4 Semeur)

Rien que la lecture de ces versets nous montre combien il est important de ne pas rester au stade « d'assisté ».

Dieu permettra des situations où nous allons être frustrés de sa « non-assistance » (quoiqu'il ne soit jamais très loin) où peut-être dirons-nous : « Dieu est-il réellement présent dans ma vie ? » alors même que l'Éternel poursuit le but de nous faire grandir dans la foi.

C'est exactement ce que nous faisons avec nos propres enfants (je parle dans le cas d'une éducation équilibrée, bien entendu) lorsque nous leur apprenons à accepter les refus de notre part. Nous leur apprenons ainsi à gérer les frustrations diverses, c'est comme cela qu'ils grandiront normalement, car la vie ne les épargnera pas dans ce domaine et il suffit de voir les dégâts considérables sur les enfants qui n'ont pas appris à gérer leurs frustrations.

Toute la Bible nous montre que la pédagogie de Dieu passe par l'épreuve.

Regardez l'exemple de Joseph dans le livre de la Genèse. Il a été choyé par son père ce qui lui a valu la jalousie de ses frères et il aussi été béni par son Père céleste par ses songes. Mais il a dû passer par de nombreuses années d'épreuves et certainement de questionnements avant d'atteindre la maturité nécessaire pour accomplir le projet de Dieu pour sa vie.

Voici les paroles de la bouche même de pharaon :

« 37 Cette proposition plut au pharaon et à tous ses hauts fonctionnaires.

38 Alors le pharaon leur dit : - Trouverions-nous un homme aussi compétent que celui-ci en qui habite l'Esprit de Dieu ?
39 Le pharaon dit à Joseph : - Puisque Dieu t'a fait connaître toutes ces choses, il n'y a personne qui soit aussi avisé et aussi sage que toi.
40 Tu seras donc à la tête de mon royaume, et tout mon peuple obéira à tes ordres. Moi-même je ne serai au-dessus de toi que par le trône.
41 Ainsi, lui dit-il, je te mets à la tête de toute l'Égypte.
42 Et le pharaon retira son anneau de sa main et le passa au doigt de Joseph ; il le fit revêtir d'habits de fin lin et lui suspendit un collier d'or au cou.
43 Il le fit monter sur son deuxième char et, sur son parcours, on cria : - À genoux ! C'est ainsi qu'il le mit à la tête de toute l'Égypte.
44 Le pharaon dit encore à Joseph : - Je suis le pharaon. Mais sans ton ordre, personne dans tout le pays ne lèvera le petit doigt ni ne se déplacera. » (Genèse 41 : 37-44 Semeur)

Posons-nous la question honnêtement. Et si Dieu dans ma vie ou dans mon assemblée, avait voulu que pour un temps je ne voie plus la manifestation de sa puissance comme autrefois pour que je grandisse dans la foi ?

Et si, dans les temps d'épreuve, il me préparait pour ces jours où il se servirait de moi pour glorifier son nom en son temps ?

Soyons vigilants, veillons à ne pas tenter Dieu alors même qu'il chercherait à nous faire grandir.

2) Dieu ne nous doit rien :

Nous devons bien comprendre que nous ne pourrons jamais faire de Dieu notre débiteur :

« Qui m'a prêté pour que j'aie à lui rendre ? Tout est à moi sous l'étendue des cieux. » 

(Job 41 : 2 Semeur)

Il ne nous doit rien quand nous lui devons absolument tout :

« Il n'a de compte à rendre pour aucun de ses actes. » (Job 33 : 13 Semeur)

Tout ce que nous avons, tout ce que nous sommes, vient de Lui.

Voilà certainement une des situations les plus difficiles pour tous les descendants d'Adam : c'est de dépendre totalement des dons de Dieu. Accepter que tout ce qu'Il me donne, ce qu'Il me dit, ce qu'Il me conseille, tout cela soit le meilleur pour moi.

À partir de quel moment commençons-nous, nous aussi, à ne plus vouloir dépendre de l'excellence de tous ses dons comme Adam et Ève devant le fruit défendu ?

Chaque fois que je pense ou que l'on m'aide à penser (comme le serpent en Éden) que ce que je n'ai pas (donc ce dont Dieu « me prive ») devrait être mon dû, je fais de Dieu mon débiteur, je tente Dieu !

Accepter le don total de Dieu comme parfaitement suffisant pour ma vie, n'est-ce pas là l'essence de la foi ?

Parmi les explications du choix de Dieu en faveur du sacrifice d'Abel, il y a deux raisons principales qui sont évoquées : d'une part le caractère sanglant du sacrifice d'Abel (qui préfigure le sacrifice de Christ sur la croix), d'autre part les différentes dispositions de cœur de l'un et de l'autre.

Relisons le contexte de cette histoire :

« 1 L'homme s'unit à Ève, sa femme ; elle devint enceinte et donna naissance à Caïn. Elle dit : - Avec l'aide de l'Éternel, j'ai formé un homme.

2 Elle mit encore au monde le frère de Caïn, Abel. Abel devint berger et Caïn cultivateur.
3 Au bout d'un certain temps, Caïn présenta des produits de la terre en offrande à l'Éternel.
4 Abel, de son côté, présenta les premiers-nés de son troupeau et en offrit les meilleurs morceaux. L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ;
5 mais pas sur Caïn et son offrande. Caïn se mit dans une grande colère, et son visage s'assombrit.
6 L'Éternel dit à Caïn : - Pourquoi te mets-tu en colère et pourquoi ton visage est-il sombre ?
7 Si tu agis bien, tu le relèveras. Mais si tu n'agis pas bien, le péché est tapi à ta porte : son désir se porte vers toi, mais toi, maîtrise-le !
8 Mais Caïn dit à son frère Abel : - Allons aux champs. Et lorsqu'ils furent dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua. » (Genèse 4 : 1-8 Semeur)

On peut raisonnablement penser que la grande différence de ces deux offrandes dépend de la disposition intérieure de chacun. D'ailleurs, l'apôtre Jean déclare : « Que personne ne suive donc l'exemple de Caïn, qui appartenait au diable et qui a égorgé son frère. Et pourquoi l'a-t-il égorgé ? Parce que sa façon d'agir était mauvaise, alors que celle de son frère était juste. » (1 Jean 3 : 12 Semeur)

L'auteur de l'Épître aux Hébreux précise ceci :

« Par la foi, Abel a offert à Dieu un sacrifice meilleur que celui de Caïn. Grâce à elle, il a été déclaré juste par Dieu qui a témoigné lui-même qu'il approuvait ses dons, et grâce à elle Abel parle encore, bien que mort. » (Hébreux 11 : 4 Semeur)

Caïn s'approche de Dieu avec les produits de son travail. Il s'attend normalement à être approuvé de Dieu.

Abel s'approche de Dieu dans un acte de foi, avec un cœur rempli de reconnaissance des dons de Dieu à qui il offre ce qu'il a de meilleur. C'est finalement comme un don de soi-même, celui qui plaît à Dieu comme nous le voyons tout au long de la Bible.

Cette mauvaise disposition de cœur de Caïn se retrouve continuellement dans l'histoire chrétienne chaque fois que nous nous plaçons à une position du « je mérite la grâce de Dieu » en comparaison avec celui « qui ne mérite pas ».

Dans la parabole du publicain et du pharisien, nous voyons cette forme d'autosatisfaction qui vient de la comparaison « au reste des hommes ».

« 10 - Deux hommes montèrent au Temple pour prier : un pharisien et un collecteur d'impôts.

11 Le pharisien, debout, faisait intérieurement cette prière : - "Ô Dieu, je te remercie de ne pas être avare, malhonnête et adultère comme les autres hommes, et en particulier comme ce collecteur d'impôts là-bas.
12 Moi, je jeûne deux jours par semaine, je donne dix pour cent de tous mes revenus. "
13 Le collecteur d'impôts se tenait dans un coin retiré, et n'osait même pas lever les yeux au ciel. Mais il se frappait la poitrine et murmurait : - "Ô Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! "
14 Je vous l'assure, c'est ce dernier et non pas l'autre qui est rentré chez lui déclaré juste par Dieu. Car celui qui s'élève sera abaissé ; celui qui s'abaisse sera élevé. » (Luc 18 : 10-14 Semeur)

Le verdict de Dieu est sans appel !!!

N'oublions jamais que la doctrine du salut dépend totalement de cette acception du don de Dieu qui est complet « Jésus dit : - Tout est accompli... » (Jean 19 : 30 Semeur) et où nous n'avons rien à ajouter :

« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c'est un don de Dieu ; » (Éphésiens 2 : 8 Semeur)

Soyons prudents de ne pas avoir un quelconque sentiment que nous pouvons exiger de Dieu quoi que ce soit !

3) Les erreurs d'appréciations :

Nous l'avons dit en introduction nous ne traitons pas dans cet article des situations où Dieu s'est retiré de l'homme à cause de son péché. Mais nous pouvons parler de ces situations où nous faisons une mauvaise analyse en pensant que comme Dieu semble s'être retiré cela signifie forcément que nous avons péché.

Le plus grave c'est quand nous faisons ce mauvais diagnostic pour les autres et que nous prenons le risque de rajouter de la culpabilité là où il y a déjà du désespoir. Combien de croyants ont été pointés du doigt à cause de la maladie, du chômage, etc.

Les « amis » de Job se sont ainsi comportés lorsqu'ils ont poussé Job à reconnaître que sa situation traduisait forcément une désapprobation de Dieu.

Pour eux, Dieu récompense le bien et punit le mal ; donc un homme accablé comme Job doit être coupable devant Dieu :

 « 7 Cherche dans ta mémoire : quel est donc l'innocent qui jamais a péri ? Où sont les hommes droits qui ont été détruits ?

8 D'après ce que j'ai vu, les artisans d'iniquité et ceux qui sèment le malheur en moissonnent les fruits :
9 sous le souffle de Dieu, les voilà qui périssent, dans son courroux, il les consume. » 
(Job 4 : 7-9 Semeur)

Même « mauvaise analyse » devant l'aveugle-né :

« 1 En partant, Jésus aperçut sur son chemin un homme qui était aveugle de naissance.

2 Ses disciples lui posèrent alors cette question : - Dis-nous, Maître, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce à cause de son propre péché ou de celui de ses parents ? » (Jean 9 : 1-2 Semeur)

Les disciples pensaient que toute souffrance était liée au péché.

Mais dans ce cas-là comme cet homme était né aveugle, soit il avait péché dans le ventre de sa mère ou alors le péché de ses parents lui était imputé.

Jésus dévoile l'interprétation juste de cette situation :

« 3 Jésus répondit : - Cela n'a pas de rapport avec son péché, ni avec celui de ses parents ; c'est pour qu'en lui tous puissent voir ce que Dieu est capable de faire. »

N'oublions pas que Dieu est souverain et que nous sommes bien souvent incapables de comprendre ses voies.

Il peut très bien nous montrer clairement la réalité de sa présence comme nous la cacher.

Parfois Dieu peut permettre que nos yeux s'ouvrent sur la réalité de sa présence au milieu de nous comme il l'a fait pour le serviteur d'Élisée ( « Puis Élisée pria : - Eternel, je t'en prie : ouvre-lui les yeux, pour qu'il voie ! L'Éternel ouvrit les yeux du serviteur qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu autour d'Élisée. » (2 Rois 6 : 17 Semeur).

Parfois Dieu peut permettre au contraire que l'on soit empêché de le voir au milieu de nous comme lors de la rencontre de Jésus avec les disciples d'Emmaüs (« 15 Pendant qu'ils échangeaient ainsi leurs propos et leurs réflexions, Jésus lui-même s'approcha d'eux et les accompagna. 16 Mais leurs yeux étaient incapables de le reconnaître. » (Luc 24 : 15-16 Semeur).

En tout cas, dans ces deux situations, la question « Dieu est-il réellement au milieu de nous ? » semble pertinente et pourtant Dieu est vraiment présent et agissant !

Conclusion :

Le danger qui guette le croyant, c'est d'être focalisé sur les manifestations de la présence de Dieu.

Ce danger est décuplé par le fait que tous les signes d'une manifestation surnaturelle ne viennent pas de Dieu.

Certains croient que Dieu est au milieu d'eux, car les signes sont évidents et pourtant la Bible déclare :

« 21 Si quelqu'un vous dit alors : "Le Christ est ici ! " ou : " Il est là ! ", ne le croyez pas.

22 De faux christs surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes miraculeux et de grands prodiges au point de tromper même, si c'était possible, ceux que Dieu a choisis.
23 Vous donc, faites attention, je vous ai prévenus. » (Marc 13 : 21-23 Semeur)

Ce texte nous montre que même ce qui peut sembler être la manifestation de la présence de Dieu est à prendre avec précaution, car le croyant peut être facilement influencé par toutes ces choses.

Nul besoin de le « sentir » ou de le « ressentir » nous vivons sa présence en nous par la foi !

Lorsque nous avons donné notre cœur à Christ, lorsque nous avons été baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et lorsque nous observons tout ce Jésus nous a prescrit nous pouvons faire constamment nôtre cette promesse :

« - Et voici : je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu'à la fin du monde. » 

(Matthieu 28 : 20 Semeur).


Jérôme Fabiau


Citations bibliques extraites de la Bible du Semeur. 
Texte copyright © 2000, Société Biblique Internationale. Avec permission.